lundi 19 juin 2017

VANDERSON: Beyond Time Structure (2017)

“Here, Vanderson left the comfort zones of ambient Berlin School and purposes a trip to the lands of Boom-Boom, Doo-Doo and Tsitt-Tsitt wild and voracious”
1 Children of Andromeda 11:08
2 Outer Space 8:05
3 Reality 7:19
4 Underwater World 13:46
5 Invisible Contact 8:03
6 Sense 6:34
7 Time Travellers 9:01

MellowJet Records ‎| cdr-va1701 (CD/DDL 64:11) ***½
(EDM, IDM & Techno)
A cosmic wave rises from the East. Chirping of birds welcome this cosmic layer filled of comfort and serenity. Quite smoothly, "Children of Andromeda" begins like these small moments of tenderness which overflowed from the horns of plenty in the time of New Age. A superb movement of serenity where even flows these small swash of sequences … But there you have it! Since Vandisphere, Vanderson has undertook a Dance, a Techno and even a Trance bend. And if we had forgotten it, it's with tact that Maciej Wierzchowski reminds it to us because "Children of Andromeda" goes from ambient melodic to a very Berliner movement of the sequencer which is chewed and, eventually disemboweled by flickering sequences sucking of ambiences and by percussions in Techno mode. The movement transits then from Techno to Ambient House with short ambiospherical phases where the sequences flit around like keys without direction in a rhythmic which is always reborn of its ashes. "Children of Andromeda" is the warning shot of an album which aims to be merciless for the fans of Berlin School who savored the first opuses of the Polish synthesist. Except that we have to throw an ear behind these furious rhythms, because beyond all Vanderson tempts an union between those kinds which feed the Electronica and a Berlin School which hangs on here due to the sequencer and the ambiences.
Which is not completely the case of "
Outer Space" and its very Ambient House introduction with a touch of the 80's (Frankie Goes to Hollywood) and a very Underworld approach. Slow but filled of a ambiospherical heaviness, this rhythm is encircled by a line of stroboscopic sequences and decorated with a really catchy melody which is thrown by a synth more creative than lobotomized. The 2nd part is more lively, more energetic with thin lines of epileptic sequences which show more quickness. "Reality" is my first crush in “Beyond Time Structure”! After an introduction in the kind of sci-fi, the sequences fly lightly with hesitation before forming a slow and heavy aerial rhythm, as I like them, decorated with small jolts and with these small hoops which collide and form a line of jerky sequences. The percussions get fit to the beat and the union between them and the sequencer creates a light movement of gallop that a synth decorates of nice electronic syllables, as those in "Outer Space". Delicious from start to end which livens up with more liveliness. "Underwater World" is in the very Dance style. The intro is always imagined with electronic tones which evaporate in a phase of atmospheres. The lines of sequences are held in suspension, like these spatial squadrons which wait and flutter before diving towards an intergalactic war. They wait for a line of bass which gallop slowly and percussions which hammer a static rhythm with elastic doom-doom. This introductory spiral dives towards a steadier structure and wrapped with an approach of electronic effects which flirt a little with the model psybient. The more "Underwater World" moves forward and the more we feel this attraction towards a Goa Trance a la Jarre, Électronica era, with chords which spin in a circular and jolting approach. A little less long and that would have been better! Like with "Invisible Contact" which is slower and which is decorated with good solos which flee from the movements of acrobatic spirals. "Sensible" is in the kind of thing that I like, either a good slow beat with nice harmonies whistled as a walker admiring the landscapes. Certainly, there are Techno and dance effects as well as with robotics percussions and stroboscopic strands....but that remains a music of electronic dance (EDM) and that passes better in this little less wild approach. "Time Travellers" is the least energetic title of “Beyond Time Structure”! It always stays in the kind EDM, but with a slowness which places it between an E-rock and an EDM in an electronic decoration always so cosmic … as electronic.
Beyond Time Structure” proposes a new opus of Vanderson which isn't anymore, to say the least at this moment and in this album, the Vanderson that I discovered with Visions in 2011. But one has to evolve! No? And on the MellowJet label, and with the complicity of Bernd Scholl, Vanderson's EDM approach is deliciously well structured, mixed and mastered with highlight by all the knowledge of the MellowJet Records' own boss who adores working on these links between the EDM and the electronic rock side of the Berlin School. It took me some listenings, but I finally succumbed to the charms of some titles. And “Beyond Time Structure” deserves definitely to be in this mass of great diversity of the German label MellowJet Records. Me! Well, I think I did evolve over the past years…

Sylvain Lupari (June 18th, 2017)
http://synthsequences.blogspot.ca/
You will find this album on the MellowJet Records shop here

-CHRONIQUE EN FRANÇAIS-
Une onde cosmique s'élève de l'Est. Des pépiements d'oiseaux accueillent cette nappe cosmique remplie de confort et de sérénité. Tout en douceur, "Children of Andromeda" débute comme ces petits moments de tendresse qui débordaient des cornes d'abondance du temps du New Age. Un splendide mouvement de sérénité où ruissèle même ces petits clapotis de séquences…Mais voilà! Depuis Vandisphere Vanderson a entrepris un virage Dance, Techno et même Trance. Et si on l'avait oublié, c'est avec doigté que Maciej Wierzchowski nous le rappelle car "Children of Andromeda" transite de l'ambiant mélodique à un mouvement très Berliner du séquenceur qui se fait mastiquer et, éventuellement, éventrer par des séquences papillonnantes et suceuses d'ambiances et des percussions en mode Techno. Le mouvement transite alors de Techno à Ambient House avec de courtes phases ambiosphériques où les séquences volètent comme des ions sans direction dans une rythmique qui renaît toujours de ses cendres. "Children of Andromeda" est le coup de semonce d'un album qui se veut sans pitié pour les amateurs de Berlin School qui ont dégusté les premiers opus du synthésiste Polonais. Sauf qu'il faut jeter une oreille derrière ces rythmes endiablés, car au-delà de tout Vanderson tente une union entre ces genres qui nourrissent l'Électronica pur et dur et le Berlin School qui s'enracine de par le séquenceur et les ambiances.
Ce qui n'est pas tout à fait le cas de "Outer Space" et de son introduction très Ambient House avec une touche des années 80 (Frankie Goes to Hollywood) et une approche très Underworld. Lent mais plombé d'une lourdeur ambiosphérique, ce rythme est ceinturé d'une ligne de séquences stroboscopiques et orné d'une mélodie vraiment accrochante qui est lancée par un synthé plus créatif que lobotomisé. La 2ième partie est plus enlevante, plus énergique avec des filets de séquences épileptiques qui affichent plus de vélocité. "Reality" est mon premier coup de cœur dans “Beyond Time Structure”! Après une introduction dans le genre sci-fi, des séquences volètent avec hésitation avant de former un rythme aérien lent et lourd, comme je les aime, orné de petites secousses et de ces petits cerceaux qui s'entrechoquent et forment une ligne de séquences saccadées. Les percussions s'ajustent et l'union entre elles et le séquenceur crée un léger mouvement de galop qu'un synthé décore de belles syllabes électroniques comme celles dans "Outer Space". Savoureux du début à une fin qui s'anime avec plus de vivacité. "Underwater World" est dans le genre très Dance. L'intro est toujours imaginée avec des tonalités électroniques qui s’évaporent dans une phase d'ambiances. Des lignes de séquences se tiennent en suspension, comme ces escadrilles spatiales qui font du surplace et volètent avant de plonger vers une guerre intergalactique. Elles attendent une ligne de basse qui galopent doucement et des percussions qui martèlent un rythme statique avec des doom doom caoutchouteux. Cette spirale introductive plonge vers une structure plus soutenue et enrobée d'une approche d'effets électroniques qui flirtent un peu avec le modèle psybient. Plus "Underwater World" avance et plus on sent cette attirance vers un Goa Trance à la Jarre, période Électronica, avec des accords qui virevoltent dans une approche circulaire et saccadées. Un peu moins long et ça aurait été mieux! Comme avec "Invisible Contact" qui est plus lent et qui est agrémenté de bons solos qui fuient dans des mouvements de spirales acrobatiques. "Sense" est dans le genre de truc que j'aime, soit un bon beat lent et entraînant avec de belles harmonies sifflées comme un promeneur admirant les paysages. Certes, il y a des effets Techno et dance avec des percussions robotiques et des filets stroboscopiques…mais ça passe mieux dans une approche un peu moins sauvage. Mais ça reste une musique de danse électronique (EDM). "Time Travellers" est le titre le moins énergique de “Beyond Time Structure”. Ça reste toujours dans le genre EDM, mais avec une lenteur qui le place entre un rock électronique (E-Rock) et l'EDM dans un décor électronique toujours aussi cosmique…qu'électronique.
Beyond Time Structure” propose un nouvel opus d'un Vanderson qui n'est plus, à tout le moins pour l'instant de cet album, le Vanderson que j'ai découvert avec Visions en 2011. Mais il faut savoir évoluer! Non? Et sur le label de MellowJet, et avec la complicité de Bernd Scholl, son approche EDM est savoureusement mise en valeur par tout le savoir du boss de MellowJet Records qui adore tisser ce lien entre l'EDM et le côté Berlin School du rock électronique. Ça m'a pris quelques écoutes, mais j'ai finalement succombé aux charmes de quelques titres. Un album digne de la très grande diversité du label Allemand MellowJet Records.

Sylvain Lupari (18 Juin 2017)

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