dimanche 27 août 2017

ARCANE: Moon (2017)

“Moon is an inescapable album for fans of very luxurious and finely decorated lunar vibes and where the impossible seems to be at the tip of our dreams”
1 Moon-1 38:22
2 Moon-2 15:22

Paul Lawler Music (DDL 53:44) ****¼
(Ambient cosmic music)
The Moon! Its beauty and its mysteries is the new challenge of Arcane. In an absolutely delicious sound decoration and especially very enveloping, “Moon” pursues the sound and musical experiments of the modular synths that Paul Lawler undertook with the very immersive and ambient Black Night. Ambient music!? Yes and you should not run away before having read this chronicle, because this last Paul Lawler's opus can be compared as one of the most beautiful lunar ode to this planet that only few artist have succeed to make it so attractive into music than like the eyes can see through the lens of a telescope. “Moon” is sublime due to its soundscape and its texture which feed the hearing of a curiosity as starving as our eyes, this portal towards our imagination …
A captivating wave seize our ears, here the headset is of a big importance, with a slow balance which reminds these movements of waves which oscillate slowly in a long glass rectangle. The sound is full of small particles, like sound polyps, which sparkle around this wave which little by little unfolds a more musical influence. Other layers get grafted to this slow lunar waltz and the modulations become entangled like a one and only one sound entity which seems to be lost in the craters of the Sea of Tranquility. The movement is very slow and we have the impression to be sucked up by the void.
Paul Lawler decorates here his floating layers of mechanical snores and of small parasitic noises which can fool the panic to a claustrophobic. By doing this, the slowness of the evolution of "Moon-1" seems to fool its chronometer. The slow movement caresses moments of pinnacles without sprawling there, teasing rather any rhythmic approach which will arrive by surprise around the 10th minute. Pulsations awake the atmospheres with sharp oscillations. A movement of sequences invites itself before the 12 minutes, sculpting a more fragile but so lively impulse, whereas melodious synth layers are wrapping this weak swiftness. "Moon-1" dives back into its mysterious mirages after the point of 15 minutes. The cosmic surroundings swallow this momentary rhythm, bringing back the title towards a ambiospherical heaviness where get lost other bits of sequences into the abysses dug by heavy and hollow layers. But everything is not still so black, nor of lost ambiences in the 2nd phase of "Moon-1". The 25th minute reveals a brighter sound scenario while the title sinks into one finale which is clouded of howling strata. Strata which get out of breath too fast and of which the respite let hear a plenitude of sound effects which sparkle in a last momentum of storm before the vibes get worn out into fractions of ambient rhythm which crumble between two ears bewildered by a music of lunar moods as much fascinating as the images of 2001: A Space Odyssey.
At the level of the dark atmospheres, "Moon-2" is all the opposite of its older brother. More luminous and more orchestral, layers soaked of voices waltz around felted explosions and around interstellar noises. This music creates eddies of imagination in my head while small scenarios of movies follow this music which remains stuck on my earphones. Shorter of more than 23 minutes, "Moon-2" gives the impression of being more fed by strikes of rhythms. But there's only one and a very beautiful one which appears in the bends of ear-catching lunar oscillations s little before the 9 minutes. The rhythm is supported by bass pulsations and pecked by metallic small wings which nibble at the vibes. The sequencer sculpts contiguous movements which spread delicious spasmodic lines. The percussions add more dynamism while the finale approaches at big step. A delicious final by the way where a piano more than charmer disperses its notes, like these rainy drops which get lost in the memory lapse. Here you are, you know now why I liked this “Moon” so much! An unavoidable album for fans of very luxurious and finely decorated lunar vibes and where the impossible seems to be at the tip of our dreams.

Sylvain Lupari (August 27th, 2017)
synth&sequences.com
You will find this album on Paul Lawler Music Bandcamp page
here
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CHRONIQUE EN FRANÇAIS
La Lune! Sa beauté et ses mystères est le nouveau défi d'Arcane. Dans un décor sonore absolument délicieux et surtout très enveloppant, “Moon” poursuit les expérimentations sonores et musicales des synthés modulaires que Paul Lawler a entrepris avec le très immersif et ambiant Black Night. Musique d'ambiances!? Oui et il ne faut pas fuir avant d'avoir lu cette chronique, car ce dernier opus de Paul Lawler s'inscrit comme dans les plus belles odes lunaires à cette planète que peu peuvent se vanter de rendre aussi attrayante en musique que sa contemplation dans l'œil d'un télescope. “Moon” est sublime de par son panorama sonore et sa texture qui aliment l'ouïe d'une curiosité aussi affamée que nos yeux, ce portail vers notre imagination…
Une onde enveloppante saisit nos oreilles, ici le casque d’écoute est d'une grande importance, avec un lent balancement qui rappelle ces mouvements de vagues qui oscillent lentement dans un rectangle longiligne de verre. Le son est plein de petites particules, comme des polypes soniques, qui pétillent autour de cette onde qui peu à peu étend une emprise plus musicale. D'autres nappes se greffent à cette lente valse lunaire et les modulations s'enchevêtrent comme une seule et unique entité sonique qui semble être perdue dans les cratères de la Mer de la Tranquillité. Le mouvement est très lent et on a l'impression d'être aspiré par le vide. Paul Lawler décore ici ses nappes flottantes de ronflements mécaniques et de petits bruits parasitaires qui peut berner la panique chez un claustrophobe. Cela faisant, la lenteur de l'évolution de "Moon-1" semble déjouer son chronomètre. Le lent mouvement caresse des moments de pinacles sans pour autant s'y vautrer, titillant plutôt une quelconque approche rythmique qui arrivera par surprise autour de la 10ième minute. Des pulsations éveillent les ambiances avec de vives oscillations. Un mouvement de séquences s'invite avant les 12 minutes, sculptant une impulsion aussi vive mais plus fragile, tandis que des nappes de synthé mélodieuses recouvrent cette faible vélocité. "Moon-1" replonge dans ses mirages mystérieux après la barre des 15 minutes. Les ambiances avalent ce rythme passager, replongeant le titre vers une lourdeur ambiosphérique où se perdent d'autres parcelles de séquences dans des abysses creusés par de lourdes nappes caverneuses. Mais tout n'est pas toujours aussi noir, ni d'ambiances dans la 2ième phase de "Moon-1". La 25ième minute dévoile un scénario sonique plus lumineux alors que le titre s'enfonce dans une finale embrumée de nappes rugissantes. Des nappes qui s'essoufflent trop vite et dont l'éclaircie laisse entendre une plénitude d'effets sonores qui pétillent dans un dernier élan de tourmente avant que les ambiances s'étiolent dans des parcelles de rythme ambiant émiettées entre deux oreilles abasourdies par une musique d'ambiances lunaires aussi fascinantes que les images de 2001: A Space Odyssey
Au niveau des ambiances ténébreuses, "Moon-2" est tout le contraire de son grand frère. Plus lumineux et plus orchestral, les nappes imbibées de voix valsent autour d'explosions feutrées et de bruits interstellaires. Cette musique crée des remous d'imagination dans ma tête alors que des petits scénarios de films suit cette musique qui reste collée à mes écouteurs. Plus courte de plus de 23 minutes, "Moon-2" donne l'impression d'être plus alimenté par des frappes de rythmes. Il y en a qu'une seule et une très belle qui surgit dans les courbes de séduisantes oscillations lunaires un peu avant les 9 minutes. Le rythme est soutenu par de basses pulsations et des élytres de métal qui grignotent les ambiances. Le séquenceur sculpte des mouvements contigus qui étendent des délicieuses lignes spasmodiques. Des percussions ajoutent plus de dynamisme alors que la finale approche grand pas. Une délicieuse finale en passant où un piano plus que charmeur éparpille ses notes, comme ces gouttes de pluie qui se perdent dans l'oubli. Voilà, vous savez maintenant pourquoi j'ai aimé ce “Moon” à ce point! Un album incontournable pour amateurs d'ambiances lunaires très somptueuses et finement décorées et où l'impossible semble être au bout de nos rêves.
Sylvain Lupari 26/08/2017

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