mardi 12 septembre 2017

ALBA ECSTASY: Sublunary (2017)

“In spite of his so numerous downloadable albums, Alba Ecstasy finds his way to seduce. The title-track of Sublunary is the perfect example”
1 Profane Path 8:31
2 The Third Choice 12:20
3 Sublunary 18:28
4 Immortal 4:24

Alba Ecstasy Music (DDL 43:45) ****
(Mix of Vintage, New Berlin and Roumanian Schools)

I always had a lot of difficulty finding any artistic credibility for those who produces the music at the same pace, or more or less, than a person can sneeze in period of allergy to pollen. And if I was a musician who works hard to produce a quality album, which sometimes can need more than 6 months even one year before being born, I would certainly be very frustrated to notice that I have confers who can arrive at the same result in less than one month of working. Last August, I the last 3 albums from received Alba Ecstasy which were released with one month of interval between each, among which this one; “Sublunary”. Since then, 2 E.P. and 1 compilation have appeared on the Bandcamp site of Alba Ecstasy. I had already thrown this question in order to know if Mihail Adrian Simion, the man behind Alba Ecstasy, is as well talented as very prolific. The answer was yes, otherwise very close, because on each of his album you will find something which will charm you. Like here, on “Sublunary”. And I had a crazy, almost guilty, pleasure during this sound excursion which was so much attractive for the ears than the very interrogative way of doing things by Mihail Adrian Simion
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Profane Path" starts things up in a very good way! A good movement of dark and supple sequenced rhythm, like those of the vintage years, bites our ears and is driving a minimalist structure which supports good solos of synth drowned in a remote foggy tone. The beat, the music is very catchy, while the melody, which seems to us so far from the action, stays a scenic decoration. Alba Ecstasy puts everything here on the play of the sequencer, a 2nd line of a more melodious rhythm has already appeared, and electronic percussions to decorate a very good structure which will charm undoubtedly the aficionados of retro Berlin School. When Mihail Adrian Simion found his structure of rhythm, he gets dominant. If it was true for "Profane Path", it is just as much for "The Third Choice". This time the structure inhales the contemporary approach of Klaus Schulze with orchestrations and songs of synth which whirl around like leaves in autumn on a rhythmic structure in mode meditative trance. There are many effects on this pulsating rhythm which receives the support of good percussions and pulsations. From repetitive harmonies in mode nightingale to some hoarse reverberations, the synth weaves a rich decoration with harmonious structures which cross their heterogeneousness in a fascinating harmonious chassé-croisé while the minimalist approach of the rhythm goes subtly adrift towards a more stroboscopic phase.
The title-track is the happening of this album! "
Sublunary" evolves with all the known secrets, and some unknown, of EM. Either a nebulous intro, a rhythm in wait with some uncertain sequences and harmonies which are just as much. This long title, strongly soaked in a Indra style, is built in a model of a sonic Tower of Babel where the shambles remains all the same rather coordinated. Arpeggios flutter in these ambiences, multiplying capers which roll on the carpet of the oblivion continuously. These moods are loaded of a metallic mist from where are squeaking singing exercises and sing incomplete arias of operetta. In this ambient tumult, we guess a rhythmic hatching when the orchestrations forge very moderate movements of staccato. And this rhythm arrives after the point of 5 minutes with percussive sequences which structure a motionless rhythmic rodeo. Electronic effects enrich this embryo of rhythm, while quite slowly this pattern of Indra's floating trance is flooded by an avalanche of manual percussions of which every load answers the other one. It is simply succulent to the ears and very magnetizing. And this effect of slow swiftness which bites our hearing quite early in the 18 minutes of the title seduced as much as a hypnotic trance which looks for a dramatic dynamic. Mihail Adrian Simion scatters then his synth solos and brings the emotions of this title towards a hearing pinnacle. The minutes pass with regret. And finally hoarse voices, like didgeridoo incantations, are dressing a finale which seeks for the comfort of a state of ambient music. A wonderful title which throws too much shadow to the liveliness of "Immortal". A short, lively and effective title which should have been in 3rd position, before that "Sublunary" invades our ears which actually feel the need for a pause, if only to appreciate even more the last 18 minutes. A huge title in this other very good album from Alba Ecstasy who still finds this way to seduce in an artistic production of mass!Sylvain Lupari (September 12th, 2017)
synth&sequences.com
You will find this album on the Alba Ecstasy Bandcamp page
here
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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J'ai toujours eu beaucoup de difficulté à trouver une quelconque crédibilité artistique à ceux qui produise de la musique au même rythme, ou à peu de choses près, qu'une personne peut éternuer en période d'allergie au pollen. Et si j'étais un musicien qui travaille d'arrache-pied afin de produire un album de qualité, qui des fois peut prendre plus de 6 mois voire un an avant de voir le jour, je serais certainement très frustré de constater que j'ai des confères qui peuvent arriver au même résultat en mois d'un mois de travail. En Août dernier, j'ai reçu les 3 derniers albums d'Alba Ecstasy qui sont parus avec une intervalle d'un mois entre chaque dont “Sublunary”. Depuis, 2 E.P. et 1 compilation sont apparus sur le site Bandcamp d'Alba Ecstasy. J'avais déjà lancé cette question à savoir si Mihail Adrian Simion, l'homme derrière Alba Ecstasy, est aussi talentueux que très prolifique. La réponse était oui, sinon très près, parce que sur chacun de ses albums vous allez trouver quelque chose qui vous charmera. Comme ici sur “Sublunary”. Et j'ai eu un plaisir fou, quasiment coupable, lors de cette excursion sonore qui fut autant séduisante pour les oreilles que très interrogative sur la façon de faire les choses de Mihail Adrian Simion…
"Profane Path" démarre les choses en grand! Un bon mouvement de rythme séquencé sombre et souple, comme dans les bonnes années vintage, mord nos oreilles et plante une structure minimaliste qui sert la cause à des solos de synthé noyés dans une lointaine tonalité brumeuse. La musique est accrochante alors que la mélodie, qui nous semble si loin de l'action, reste une décoration scénique. Alba Ecstasy mise ici sur le jeu du séquenceur, une 2ième ligne de rythme plus mélodieux est déjà apparue, et des percussions électroniques pour décorer une très bonne structure qui plaira assurément aux aficionados de la Berlin School rétro. Une fois que Mihail Adrian Simion a trouvé sa structure de rythme, il devient dominant.  Si c'était vrai pour "Profane Path", ce l'est tout autant pour "The Third Choice". Cette fois-ci la structure respire les approches contemporaines de Klaus Schulze avec des orchestrations et des chants de synthé qui virevoltent comme des feuilles en automne sur une structure rythmique en mode trance méditative. Il y a beaucoup d'effets sur ce rythme pulsatoire qui reçoit l'appui de bonnes percussions/pulsations. D'harmonies répétitives en mode rossignol à des réverbérations rauques, le synthé tisse un décor riche avec des structures harmoniques qui entrecroisent leur hétérogénéité dans un fascinant chassé-croisé harmonique alors que l'approche minimaliste du rythme dévie subtilement vers une phase plus stroboscopique.
La pièce-titre est le happening de cet album! "Sublunary" évolue avec tous les secrets connus, et quelques-uns encore inconnus, de la MÉ. Soit une intro nébuleuse, un rythme en attente avec des séquences incertaines et des harmonies qui le sont tout autant. Ce long titre, fortement imprégné du style Indra, est construit dans un modèle de Tour de Babel sonique où le foutoir reste tout de même assez bien coordonné. Des arpèges volètent dans ces ambiances, multipliant les cabrioles qui roulent sur le tapis du néant sans répit. Les ambiances sont bardées d'une brume métallique d'où crissent des vocalises et chantent des arias d'opérette incomplètes. Dans ce tumulte ambiant, on devine une éclosion rythmique lorsque les orchestrations moulent des mouvements de staccato très modérés. Et ce rythme arrive après la barre des 5 minutes avec des séquences percussives qui structurent un rodéo rythmique stationnaire. Des effets électroniques enrichissent cet embryon de rythme, alors que tout doucement ce pattern de transe planante à la Indra est inondé par une avalanche de percussions manuelles dont chaque charge répond à l'autre. C'est délicieux dans les oreilles et magnétisant. Et cet effet de lente vélocité qui mord notre ouïe assez tôt dans les 18 minutes du titre séduit autant qu'une transe hypnotique qui cherche une dynamique dramatique. Mihail Adrian Simion éparpille alors ses solos de synthé et amené les émotions de ce titre vers un pinacle auditif. Les minutes passent avec regret. Et finalement des voix rauques, comme des incantations de didgeridoo, habillent une finale qui cherche le confort d'un état de musique ambiante. Un superbe titre qui jette trop d'ombre à la vivacité de "Immortal". Un titre court, vivant et efficace qui aurait dû se retrouver en 3ième position, juste avant que "Sublunary" n'envahisse nos oreilles qui ont effectivement besoin d'un temps d’arrêt, ne serait-ce que pour apprécier encore plus les 18 dernières minutes. Un titre géant dans un très bon album d'Alba Ecstasy qui trouve encore ce moyen de séduire dans une production artistique de masse!

Sylvain Lupari 12/09/2017

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