dimanche 10 septembre 2017

JEFFREY KOEPPER: MantraSequent (2017)

“Frankly superb with its mixes of rhythms and phases of ambiences, the magnificent art of analog EM breathes from in each parcels of tones on this other excellent album from Jeffrey Koepper”
1 Parallax 12:42
2 Aura 7:43
3 Mandala 2:09
4 Apparition 10:38
5 Aurora 3:51
6 Gateway 13:48
7 Halo 6:34
8 Equinox 5:46
9 Spectre 4:02

Projekt | PRO341 ( CD/DDL 67:20) *****
(Mix of French and Pacific Schools)
It had been a long time, too long, since I had heard the very stylized music of Jeffrey Koepper. This exceptional artist is part of these pioneers who always believe in the virtues of analog synths and analog instruments. Which makes his music, his sonic prose and tone so unique. So alive! His last offering, offered in manufactured CD and also in download format by the American label Projekt Records, is a journey, segmented in 9 parts, in the heart of the meditative trances with a main skeleton of sequencer which undo a lot of spasmodic hymns as others more peaceful in a pattern of polyrhythmic rhythmic structures which are coated of immersive arrangements. Very livened up by a sequencer with some exceptional tones, “MantraSequent” releases known perfumes, which remain nevertheless forgotten in time, in a contemporary envelope. And a unique thing distances itself from his musical aestheticism; this ease that the American musician has to unite the cosmic essences of the French School, kind of Jarre, Zanov and Space Art, into the Pacific School model where the influences of Steve Roach and Michael Stearns are solidly anchored.
This last
Jeffrey Koepper's adventure begins with the very lively structure of "Parallax". The rhythm is lively and in flame. It evolves by oscillating phases. And its multiple spasmodic rebounds are structuring an effect of rhythmic echo slightly drifting, if not slowly circular. Furious, the sequencer modulates some variations in its tones, as well as in its jerky chords, giving the illusion that two structure of rhythm are merging or dividing in this long unstable rhythmic odyssey. The ambiences are drawn by layers a little bit hoarse which buzz in a circular effect and in small unknown details which push our hearing curiosity to its last limits. These ambiences become more present with the arrival of the percussions which give an effect more in the kind of Dance Music of future to "Parallax". "Aura" follows with a delicious structure of rhythm which is more ethereal. The arpeggios flutter lively like the wings of a hummingbird. They flash and swirl around a rachitic sequenced skeleton which crumbles its sonic keys by interrupted shocks. There is a very vintage spirit behind this title which hooks from the first moments because of the transparency of the sequences which sound like knocks of hammers on an armored glass anvil. Layers of celestial voices accost this other spasmodic structure where the keys get loose to offer a tone more sharpness and more musical in this title which adopts a constant velocity when it goes, with more muffled jumps, into the gargantuan intro of "Mandala".
It's a short moment of celestial rest in the 1st part of “
MantraSequent” because "Apparition" follows with layers which zigzag in effects of mist. A pulsation hesitates in the background and tries to implant a rhythm. In so doing, the structure gambols delicately with more an effect of wandering than of domination. Another structure of sequences decorates the uncertain approach of "Apparition" which seems to be so well in the multiple caresses of the effects of ambient music. But little by little, the structure gets up with the multiplication of the keys which frolic with lightness in a finale which gets more and more furious. This torrent of irascibility pours in the ocean of serenity that is "Aurora". And the rhythmic wheel of “MantraSequent” restarts with the very good "Gateway" of which the wealth lies in the diversity of the sequencer tones and of its percussive effects. We are in the territories of great EM made with the spirit of his first designers. "Halo" is the longest ethereal moment in “MantraSequent”. Ethereal but rich in emotionalism with layers of voices which float with intensity and with a light inflection in its ambient approach. "Equinox" is a wonderful track which seems to be inspired by Steve Roach's more or less ambient rhythms. The structure unwinds two and even three rhythmic patterns which skip in dichotomous phases and in luxurious decoration of meditative moods. And I like this way that Jeffrey Koepper has choose in order to guide the listener towards the finale of his last opus while "Equinox" wades in a brook to go to another very beautiful phase of serenity with the soft "Spectre". This superb album could not have a better finale. Hat to you Jeffrey for this album without flaws. And how not recommend it?
Sylvain Lupari (September 9th, 2017)
synth&sequences.com
You will find this album on the Projekt Bandcamp page here

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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Ça faisait longtemps, trop longtemps, que j'avais entendu la musique très stylisée de Jeffrey Koepper. Cet artiste exceptionnel fait partie de ces pionniers qui croient toujours aux vertus des synthés et des équipements analogues. Ce qui rend sa musique, sa prose et sa tonalité unique. Vivante! Sa dernière offrande, offerte en format CD manufacturé et en téléchargement par le label américain Projekt Records, est un voyage, segmenté en 9 parties, au cœur des transes méditatives avec une ossature principale du séquenceur qui dénoue des hymnes spasmodiques, comme des structures rythmiques plus paisibles et polyrythmiques, qui sont nappées d'arrangements immersifs. Très animé par un séquenceur aux tonalités exceptionnelles, “MantraSequent” dégage des parfums connus, qui restent pourtant oubliés dans le temps, dans une enveloppe contemporaine. Et une chose unique se démarque de son esthétisme musical; cette facilité que le musicien américain à d'unir les essences cosmiques de l'École de France, genre Jarre, Zanov et Space Art, à la Pacific School où les influences de Steve Roach et de Michael Stearns sont solidement ancrées.
Cette dernière aventure de Jeffrey Koepper débute avec la structure très entraînante de "Parallax". Le rythme est vivant et enflammé. Il évolue par phase oscillatoire et ses multiples rebonds spasmodiques structurent un effet d'écho rythmique légèrement planant, sinon doucement circulaire. Endiablé, le séquenceur module des variations dans ses tonalités, de même que dans ses accords saccadés, donnant l'illusion que deux structure de rythme fusionne ou se détache dans cette longue odyssée rythmique mouvante. Les ambiances sont dessinées par des couches un peu rauques qui bourdonnent avec un effet circulaire et de petits détails inconnus qui poussent notre curiosité auditive à ses derniers tranchants. Ces ambiances deviennent plus présentes avec l'arrivée des percussions qui donnent un effet plus dans le genre Dance Music du futur à "Parallax". "Aura" suit avec une succulente structure de rythme plus éthérée avec des arpèges vifs comme les ailes d'un colibri. Ces arpèges clignotent et tournoient autour d'un rachitique squelette séquencé qui émiette ses ions soniques par secousses discontinuées. Il y a un esprit très vintage derrière ce titre qui accroche dès les premiers instants en raison de la limpidité des séquences qui sonnent comme des coups de marteaux sur une enclume en verre blindé. Des nappes de voix célestes accostent cette autre structure spasmodique où les ions se détachent afin d'offrir une tonalité plus acuité et plus musicale à ce titre qui épouse une certaine vélocité lorsqu'il se dirige, avec des bonds plus sourds, vers l'intro gargantuesque de "Mandala".

C'est un court moment de repos céleste dans la 1ière partie de “MantraSequent” car "Apparition" suit avec des nappes qui zigzaguent dans des effets de brume. Une pulsation hésite en arrière-plan afin d'implanter un rythme. Ce faisant, la structure gambade délicatement avec plus un effet d'errance que de domination. Une autre structure de séquences agrémente l'approche incertaine de "Apparition" qui semble trop bien dans les multiples caresses des effets d’ambiances. Mais peu à peu, la structure se lève et se dresse avec la multiplication des ions qui folâtrent avec légèreté dans une finale qui se fait de plus en plus rageuse. Ce torrent d'irascibilité se déverse dans l'océan de sérénité qu'est "Aurora". Et la roue rythmique de “MantraSequent” se remet en marche avec le très bon "Gateway" dont la richesse réside dans la diversité des tonalités du séquenceur ainsi que de ses séduisants effets percussifs. Nous sommes dans les territoires de la très bonne MÉ faite avec l'esprit de ses premiers concepteurs. "Halo" est le plus long moment éthéré de “MantraSequent”. Éthéré mais riche en émotivité avec des nappes de voix qui flottent avec intensité et avec une légère inflexion dans son approche ambiante. "Equinox" est un splendide titre qui semble inspiré des rythmes plus ou moins ambiants de Steve Roach. La structure déroule deux et même trois pattern rythmiques qui sautillent en phases dichotomiques dans un somptueux décor d'ambiances méditatives. Et j'aime cette façon qu'a Jeffrey Koepper de diriger l'auditeur vers la finale de son dernier opus alors que "Equinox" patauge dans un ruisseau pour se diriger vers une autre très belle phase de sérénité avec le doux "Spectre". Ce superbe album ne pouvait avoir une meilleure finale. Chapeau Jeffrey pour cet album sans bavures. Et comment ne pas le recommander?Sylvain Lupari 09/09/2017

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