mercredi 4 octobre 2017

SPYRA: Requiem (Featuring Roksana Vikaluk) (2017)

“This album is a breath of fresh air where the pastoral music goes very well with the effects of decrepit monasteries and of a latent form of Électronica”
1 Pre Scriptum 2:14
2 Introit 5:14
3 Kyrie Eleison 7:52
4 Dies Irae 5:41
5 Domine Jesu Christe 2:37
6 Sanctus 8:35
7 Agnus Dei 8:24
8 Lux Aeterna 9:28
9 Post Scriptum 1:34

Ersten Kasseler Herrenabend (CD 51:41) ****
(Avant-gardist Music)
It's at the prestigious festival of ambient music in Gorlice, Poland, that people were able to hear and see the very eclectic duet of Roksana Vikaluk and Spyra. We can find an extract on the album XV Edition Mpm Ambient Festiwal Gorlice (Live). It was in 2013. Since then, Spyra had offered us the stunning Staub in 2014. And then, except for some performances here and there at various artistic events, it was silence! Thus it was with excitement that I waited for a promo copy of this famous “Requiem”. And as like every time, going at the exploration of a Spyra album is a journey in the country of surprises and of things which are difficult to assimilate at a first listening. But the clarity of tones, this mixture of canticle and electronic and this very ethereal voice, one would say an angel, of Roksana Vikaluk have unlock this drawer named: open-mindedness. And so I fell in the thousand and one charms of this “Requiem - Eine Musik Für Den Herrenabend”.
Written by the percussionist of the album,
Mani Neumeier (he also composed "Post Scriptum"), "Pre Scriptum" attracts our ears with twinkled ringings which sparkle in a universe of humidity. These moods are the perfect, and fascinating, prelude to "Introit". We recognize the keys of Spyra who draws a melancholic structure. The reverberations of the hammering on the keyboard aims to be a cozy musical bed which waits for the incantations of the new diva of the electronics Roksana Vikaluk. The movement oscillates between tenderness and fury, due to the hardness of the keyboard keys, with good impulses of emotionalism, forged by a vampiric line of bass, to reach a form of serenity with Konstantin Athanasiadis' saxophone. "Kyrie Eleison" already rewards our open-mindedness with a beautiful minimalist opening a la Philip Glass. The movement finds its collapse at its middle-point with a piano which isolates its tears in a thick fauna of white noises and of spectral knocking. The piano is very charming and attracts these elements of noises towards a more musical finale. "Die Irae" is a title which asks more than one listening! The piano spreads a virgin ritornello under the breezes of a synth and of its sighs as cutting as a blade of steel. This eclectic duality is amplified by movements of bass but is also cajole by a splendid angelic choir. The breezes of a strange harmonica infiltrate the movement which became more musical just before that a line of bass, some hard and explosive knocking as well as a voice of terror brings us to the attic of an old monastery and of its the most tainted secrets. This very theatrical finale dominates also the beautiful liturgical vibes of "Domine Jesu Christe". A true religious hymn! In an appropriate manner, "Sanctus" is a title of dark ambiences which wins in intensity with the very carnal voice of Roksana Vikaluk. Patience is necessary here in order to cajole this heavy movement which is nevertheless very realistic. "Agnus Dei" is a pearl of tenderness with its duel piano/synth. The highlight of “Requiem” reaches its pinnacle with the excellent "Lux Aeterna", a very lively title which bursts of its envelope of Electronica encircled by a voice more than an aerial of Vikaluk. A pure delight! "Post Scriptum" ends this surprising album with a logical and more musical suite than of "Pre Scriptum".
In spite of my comments at the effect that an open-mindedness is desirable to taste “
Requiem”, it's remains nevertheless a pretty solid and a beautiful album with a duet who could become more interesting than that of Schulze/Gerrard because of the boldness of Spyra who likes evolving off the beaten track, and of the immense capacities of Roksana Vikaluk, so much with her voice as her electric piano. Eclectic, certainly, this album is a breath of fresh air where the pastoral music goes very well with the effects of decrepit monasteries and of a latent form of Electronica which blows our ears. Another big album from Spyra who excels in the art of reinventing his style.Sylvain Lupari (October 4th, 2017)
synth&sequences.com
You will find a way to purchase this album at major CD retailers such as Groove NL and Cue Records
_____________________________________________________________________________________
CHRONIQUE en FRANÇAIS
_____________________________________________________________________________________
C'est au prestigieux festival de musique d'ambiances de Gorlice, en Pologne, que l'on a pu entendre le duo très éclectique de Roksana Vikaluk et Spyra. On peut trouver un extrait sur l'album XV Edition Mpm Ambient Festiwal Gorlice (Live). C'était en 2013. Depuis, Spyra nous avait offert le stupéfiant Staub en 2014. Et puis, à part quelques prestations du duo à différents évènements artistiques, silence! C'est donc avec excitation que j'attendais ce fameux “Requiem”. Et comme à chaque fois, partir à la découverte de la musique de Spyra est un voyage au pays des surprises et des trucs difficiles à assimiler en une première écoute. Mais la clarté des tons, ce mélange de cantique et d'électronique et cette voix très éthérée, on dirait un ange, de Roksana Vikaluk ont débloquer ce tiroir nommé: ouverture d'esprit. Et c'est ainsi que j'ai tombé dans les milles et uns charmes de ce “Requiem - Eine Musik Für Den Herrenabend”.
Composé par le percussionniste de l'album, Mani Neumeier (il a aussi composé "Post Scriptum"), "Pre Scriptum" attire nos oreilles avec des tintements carillonnés qui pétillent dans un univers d'humidité. Ces ambiances sont le parfait, et fascinant, prélude à "Introit". On reconnait les touches de Spyra qui dessine une structure mélancolique. Les réverbérations du martèlement du clavier se veut un douillet lit musical qui attend les incantations de la nouvelle diva de l'électronique Roksana Vikaluk. Le mouvement oscille entre tendresse et fureur, de par la dureté des touches de clavier, avec de bons élans d'émotivité, forgés par une bonne ligne de basse, pour atteindre une forme de sérénité avec le saxophone de Konstantin Athanasiadis. "Kyrie Eleison" récompense déjà notre ouverture d'esprit avec une belle ouverture minimaliste à la Philip Glass. Le mouvement trouve sa débâcle en mi-parcours avec un piano qui isole ses larmes dans une épaisse faune de bruits blancs et de cognements spectraux. Le piano est très beau et attire ces éléments de tapages vers une finale plus musicale. "Dies Irae" est un titre qui demande plus qu'une écoute! Le piano étend une ritournelle virginale sous les brises d'un synthé et de ses soupirs aussi tranchant qu'une lame d'acier. Cette dualité éclectique est amplifiée par des mouvements de basse mais est aussi amadouer par une splendide chorale angélique. Une air d'harmonica infiltre le mouvement qui est devenu plus musical avant qu'une ligne de basse, des cognements durs et explosifs ainsi qu'une voix de terreur nous amène au grenier d'un vieux monastère et de ses secrets les plus viciés. Cette finale très théâtrale domine les belles ambiances liturgiques de "Domine Jesu Christe". Un vrai cantique religieux! Comme il se doit, "Sanctus" est un titre d'ambiances sombres qui gagne en intensité avec la voix très charnelle de Roksana Vikaluk. La patience est de rigueur afin d'amadouer ce lourd mouvement pourtant très réaliste. "Agnus Dei" est une perle de tendresse avec son duel piano/synthé. L'apothéose de “Requiem” atteint sa finale avec l'excellent "Lux Aeterna", un titre très vivant qui éclate de son enveloppe d'Électronica cernée par une voix plus qu'aérienne de Vikaluk. Un pur délice! "Post Scriptum" termine cet étonnant album avec une suite logique et plus musicale que "Pre Scriptum".
Malgré mes commentaires à l'effet qu'une ouverture d'esprit est souhaitable pour déguster “Requiem”, il n'en demeure pas moins que c'est effectivement un bel album avec un duo qui pourrait devenir plus intéressant que celui de Schulze/Gerrard à cause de l'audace de Spyra qui aime évoluer hors des sentiers battus, et les immenses capacités de Roksana Vikaluk, tant avec sa voix que son piano électrique. Éclectique, certes, cet album est une bouffée d'air frais où la musique pastorale se moule très bien aux effets de monastères décrépis et une latente forme d'Électronica qui souffle nos oreilles. Un autre grand album de Spyra qui excelle dans l'art de réinventer son style.

Sylvain Lupari 04/09/2017

Aucun commentaire:

Publier un commentaire