jeudi 16 novembre 2017

SHANE MORRIS & FRORE: Eclipse (2017)

“Eclipse is a solid album of tribal trance and of tribal ambiences with an amazing world of percussions and of strings and winds instruments which team up to build wonderful exotic vibes”
1 Anima 8:50
2 Calling Down the Sun 8:56
3 Feather and Claw 10:33
4 Stone Arch 6:10
5 Shadow Medicine 9:15
6 Nomadic Dreaming 10:47
7 Changing Seasons 8:36
8 A Lonely Path 6:33

Spotted Peccary Music | SPM 9085 (CD/DDL 69:40)
(Tribal ambient soundscapes and tribal beats)
Hoarse, buzzing and powerful! Synth lines rise from the West and rage with a handful of mooing, "Anima" wakes up with some fascinating hummed murmurs, panting of didgeridoo and superb frame drums. The synth lines try as best as possible to pierce out, to say the least to cover, this furious tribal trance with reflections of tranquility. Waste of time! The chants of the desert don't even succeed putting to sleep these fascinating and very lively tom-toms. And this is what my ears and my feet want the most; hear roaring out the percussions which burst out on tense skins. Pursuing this incredible odyssey in the most intriguing aspects on Earth, the duet Morris and Frore brings us towards the fathomless beauties of an eclipse. Between these wild horizons and these states of meditation, the music of “Eclipse” knocks with a tone as lively as the colors of an eclipse and of the wild side of the various observation posts in the wild life. Here, one would imagine to be in full southern jungle with a sonic flora painted by thousand tropical delights and where the dominant percussions tame the bewitching approach of the synths which shine with beautiful colors, like the tail of a god peacock. "Calling Down the Sun" is simply exotic with its lascivious dance introduced by the heat of the synths. The rhythms around this album decuple the exuberant approach of the music. The flutes are as much silky than the shadows of the synths, as in the very beautiful "Feather and Claw" where they sing and even speak to us.
This 2nd get-together of this duet who are sculptor of sounds and ambiences is as much rich in tones and in allochthones percussions, like in the very good
Blood Moon. We find the same diversity in the choice of instruments with didgeridoos, Amerindian and transversal flutes and other instruments of which the charms are entwined with those of synths perfumed by essences of the deserts and of tribal bewitching spirits. The percussions are the key of this album, like in Blood Moon, with rhythms of shamanic trances supplied by djembes and frame drums while the sequencer and the synths add superb percussive effects. "Stone Arch" is a title sculpted around gluttonous elements of ambiences which will abrade your walls. Intense, if one likes a vertical avalanche of sounds! "Shadow Medicine" exploits an ancestor tribal rhythm with effects of flutes and especially some sharp synth breezes which seem to have pierce the sides of a mountain with about ten very tiny holes. The rhythm of "Nomadic Dreaming" is alive as a musical meeting between Steve Roach & Byron Metcalf. The synth layers and the effects of an enchanted forest temperate finally the drawling percussions and the very good percussive effects of Shane Morris on "Changing Seasons". This flora of sounds is a pure delight for those who feed of it! "A Lonely Path" offers a music as much mysterious and uncomfortable as its title indicates it. It's like walking through the woods on an evening of a quiet moon. You know what I mean? And it's a big strength in this album; stick a musical image on the idea behind each title. Among other big strengths, let's note this symbiosis between the electronic elements, I found that Frore (Paul Casper) has a lot of imagination in his palette of sound colors and of sound effects, which are very creative at some points, and the frenzy of the percussions which make a beautiful balance between a more acoustic approach versus the electronic elements, especially the line of bass, propagated by the synths and the sequencer. These synths are rich in emotions while the sequencer is more discreet. The lively rhythms, the fluty melodies and the effects of voices are also small traps of seduction. In brief, “Eclipse” is a solid album of tribal trance and of tribal ambiences which finds as much its reason with a good pair of earphones than freely throughout our loudspeakers in our listening room. A rather rare phenomenon in the industry that the Spotted Peccary label masters since moons. Solid and intense, from "Anima" to "A Lonely Path"!
Sylvain Lupari (November 15th, 2017) *****
Available tomorrow on
Spotted Peccary Bandcamp and web shop

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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Rauques, bourdonnantes et puissantes! Des lignes de synthé s'élèvent à l'ouest et ragent avec une poignée de mugissements alors que "Anima" s'éveillent avec des fascinants murmures fredonnés, des halètements de didgeridoo et de splendides tambours sur cadre. Les lignes de synthé tentent bien que mal de percer, à tout le moins recouvrir, cette furieuse transe clanique avec des reflets de contemplativité. Peine perdue! Les chants du désert ne réussissent même pas à faire dormir ces fascinants et très enlevants tam-tams. Et c'est ce que mes oreilles et mes pieds veulent le plus; entendre rugir les percussions qui se déchainent sur des peaux tendues. Poursuivant cette incroyable odyssée dans les aspects les plus intrigants sur Terre, le duo Morris & Frore nous amène vers les insondables beautés d'une éclipse. Entre ces horizons sauvages et ces états de méditation, la musique de “Eclipse” frappe avec une sonorité aussi vive que les couleurs d'une éclipse et le côté sauvage des différents postes d'observations en nature sauvage. Ici, on se croirait en pleine jungle australe avec une flore sonique peinte de milles délices tropicaux où percussions dominantes domptent l'approche enjôleuse des synthés qui brillent de mille feux, comme la queue d'un dieu paon. "Calling Down the Sun" est tout simplement exotique avec sa danse lascive initiée par la chaleur des synthés. Les rythmes autour de cet album déculpe l'approche ésotérique de la musique. Les flûtes sont aussi soyeuses que les ombres des synthés, comme dans le très beau "Feather and Claw" où elles chantent et nous parlent.
Ce 2ième rendez-vous de ce duo sculpteur de sons et d'ambiances est aussi riche en tonalités et en percussions allochtones que dans le très bon Blood Moon. On y retrouve la même diversité dans le choix des instruments avec des didgeridoos, des flûtes amérindiennes et traversières et autres instruments dont les charmes sont enchevêtrés avec des synthés parfumés des essences des déserts et d'esprits ensorceleurs tribaux. Les percussions sont la clé de cet album, comme dans Blood Moon, avec des rythmes de trances chamaniques fournis par des djembés et des tambours sur cadre (frame drums) alors que le séquenceur et les synthés ajoutent de superbes effets percussifs. "Stone Arch" est un titre sculpté autour de voraces éléments d'ambiances qui éraflera vos murs. Intense, si on aime une avalanche de sons à la verticale! "Shadow Medicine" exploite un rythme tribal ancien avec des effets de flûtes et surtout de brises acérées qui semblent avoir percer les flancs d'une montagne avec d'une dizaine de trous très minuscules. Le rythme de "Nomadic Dreaming" est aussi vivant qu'une rencontre sonique entre Steve Roach et Byron Metcalf. Les nappes de synthé et les effets d'une sylve enchantée tempèrent finalement les percussions traînantes et les très beaux effets percussifs de Shane Morris sur "Changing Seasons". Cette flore de sons est un pur délice pour ceux qui s'en nourrissent! "A Lonely Path" offre une musique aussi mystérieuse et inconfortable que son titre l'indique. C'est comme marcher à travers les bois par un soir de lune dormante. Vous voyez le genre? Et c'est une grande force dans cet album; coller une image musicale sur l'idée derrière chaque titre. Parmi les autres grandes forces, notons cette symbiose entre les éléments électroniques, j'ai trouvé que Frore (Paul Casper) a beaucoup d'imagination dans sa palette de couleur sonique et d'effets sonores, qui sont très créatifs par endroit, et la frénésie des percussions qui font une belle balance entre une approche plus acoustique versus les éléments électroniques, surtout la ligne de basse, propagés par les synthés et le séquenceur. Ces synthés sont riches en émotions alors que le séquenceur est plus discret. Les rythmes entraînants, les mélodies flutées et les effets de voix sont aussi des petits pièges à séduction. Bref, “Eclipse” est un solide album de transe tribale et d'ambiant tribal qui trouve autant sa raison avec une bonne paire d'écouteurs qu'en liberté à travers nos haut-parleurs dans notre salle d'écoute. Un phénomène assez rare dans l'industrie que le label Spotted Peccary Music maîtrise depuis des lunes. Solide et intense, de "Anima" à "A Lonely Path"!

Sylvain Lupari (15/11/2017)

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