mardi 5 décembre 2017

NORD: Säulen der Schöpfung (2017)

“A mix of Berlin & French Schools united to this prog rock that Nord has developed since a couple of albums and you have here a nice cocktail of genres in a very good album”
1 Säulen der Schöpfung 9:54
2 7000 Lichtjahre 10:50
3 Dunkelwolken 10:04
4 Sternwind 9:06
5 Der Adler im Nebel 9:54

Nord Music (DDL 49:48)
(Mix of Berlin & French Schools with a hint of Prog Rock)
Always inexhaustible, Sztakics István Attila's imagination works relentlessly to polish up his style and his equipment for the delights of his fans and for the new ones who would be tempted by his skillful mixture of floydian progressive rock and of good old Berlin School. “Säulen der Schöpfung” is the 4th album of Nord in 2017. It pulls its inspiration from the Pillars of Creation (from where the title); a famous photograph taken by the Hubble Space Telescope of elephant trunks of interstellar gas and dust in the Eagle Nebula in April 95. The music? Nord was inspired by the Berlin School model purely and simply, from where the titles written in German. But Berlin School? I believe that Mr. Attila forgot that he drags in his musical arsenal since some albums a propensity to make progressive rock …
The title-track begins with powders of stars from which the dusty prisms float with waves of a synth still inoculated by layers of organ. A line of bass sequences skips in the background and dances with attractive percussive effects. That actually sounds Berliner with this introductory structure which starts from emptiness and creates a floating movement which goes adrift with a certain swiftness without wanting to assault its tranquility. The organ waves are intrusive. The race of the rhythm and its undulations of grass-snake remains always attractive. A keyboard loosens delicate harmonies around the 3rd minute. Their aerial capers come up against a riff heavy which resounds a few seconds farther. Superb, this synth releases some very beautiful solos, as well as layers of mystic mists, on a movement of increasing rhythm but always undulating. In fact, it's the heavy riffs that feed the stormy approach of "Säulen der Schöpfung" which eventually explodes with a strong electronic progressive rock in the Pink Floyd tradition hammered by a furious drum and synth solos so stylized as those of Rick Wright. The recipe is good, why not to exploit it again with "7000 Lichtjahre"? Its introduction takes its roots with sharp movements of hopping sequences. Lunar and dreamy, the synth and its charms make very Jean-Michel Jarre. The rhythm eventually becomes more elegant with percussions which guide it towards a rock moderated by great waves of a synth as so cosmic than as the beautiful years of the French School. "Dunkelwolken" remains comfortably nested in this style with a soothing structure of rhythm, even if it remains so shaken by good percussions towards the finale, which bronzes itself of these good synth caresses coming from Orion and elsewhere from within the cosmos. With its rhythmic approach molded by minimalist oscillating waves, "Sternwind" charms our ears more by its very beautiful fluty song than its rhythm all the same galvanizing and especially magnetizing. Cut in oscillating sequences, this rhythm gains more strength but keeps the same form with very good dramatic effects (tympani drums rolling like some good
Vangelis) which will never reach the emotional precision of this wonderful charming flute. "Der Adler im Nebel" ends “Säulen der Schöpfung” with another ambient and stationary approach. A thick cloud of sequences, assembled as perpetual riffs, fly lightly beneath the songs of a synth as heart-rending than nostalgic. Like each of the structures in this album, Nord blows the ambient and the rhythm with good implosions and explosions where other sequences and percussions light a delicious discord which always finds a way to harmonize. It should be noted that Sztakics István Attila uses here samplings of voice which speak in Cherokee.
In spite of an avalanche of albums available only on the Internet, Nord always manages to maintain a level of very acceptable interest with a well sculptured EM. “Säulen der Schöpfung” is not different! There is a good mixture of Berlin School, especially at the level of the sequences, and of French School with cosmic ambiences and harmonies. The aspect wild prog rock remains very present with flavors of Vangelis, in some harmonious arrangements, and of Rick Wright in the ferocity of the synth solos. A nice cocktail … don't you think?

Sylvain Lupari (December 5th, 2017)***¾**
You will find this album on Nord Bandcamp
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Toujours intarissable, l'imagination de Sztakics István Attila travaille sans relâche afin de peaufiner son style et ses équipements pour les délices de ses fans et pour les nouveaux qui seraient tenté pas son habile mélange de rock progressif floydien et de bon vieux Berlin School. “Säulen der Schöpfung” est le 4ième album de Nord en 2017. Il tire son inspiration des Piliers de la Création
(d'où le titre); une image célèbre de colonnes de poussières interstellaires prise le 2 avril 1995 par le télescope spatial Hubble. La musique? Nord s'est inspiré du modèle Berlin School purement et simplement, d'où les titres en Allemand. Mais Berlin School? Je crois que Mr Attila a oublié qu'il traîne dans son arsenal musical depuis quelques albums une propension à faire du rock progressif…
La pièce-titre débute par des poudres d'étoiles dont les prismes poussiéreux flottent avec des ondes d'un synthé encore vaccinée par des nappes d'orgue. Une ligne de séquences basses sautille en arrière-scène et danse avec de jolis effets percussifs. Ça fait effectivement Berliner avec cette structure introductive qui part du vide et crée un mouvement flottant. Un mouvement qui dérive avec une certaine vélocité sans pour autant vouloir agresser sa quiétude. Les nappes d'orgue sont envahissantes. La course du rythme et ses ondulations de couleuvre reste toujours attrayante. Un clavier délie de délicates harmonies autour de la 3ième minute. Leurs cabrioles aériennes se heurtent à un lourd riff qui résonne quelques secondes plus loin. Superbe, ce synthé libère de très beaux solos, ainsi que des nappes de brumes mystiques, sur un mouvement de rythme croissant mais toujours ondulant. En fait, ce sont les lourds riffs qui alimentent l'approche tempétueuse de "Säulen der Schöpfung" qui finit par exploser avec un solide rock progressif électronique dans la tradition Pink Floyd avec de furieuses batteries et des solos de synthé aussi stylisés que ceux de Rick Wright. La recette est bonne, pourquoi ne pas l'exploiter à nouveau avec "7000 Lichtjahre"? Son introduction prend ses racines avec des vifs mouvements de séquences sautillantes. Lunaire et rêveur, le synthé et ses charmes font très Jean-Michel Jarre. Le rythme lui finit par devenir plus racé avec les percussions qui le guident vers un rock tempéré par de splendides ondes d'un synthé aussi cosmique que les belles années de la French School. "Dunkelwolken" reste confortablement niché dans ce style avec une structure de rythme apaisante, même si elle reste aussi secouée par de bonnes percussions vers la finale, qui se dore de ces belles caresses synthétisées venant d'Orion et d'ailleurs dans le cosmos. Avec son approche rythmique moulée par des vagues oscillantes minimalistes, "Sternwind" charme nos oreilles plus avec son très beau chant flûté que son rythme tout de même galvanisant et surtout magnétisant. Taillé dans des séquences ondulantes, ce rythme prend plus de force, mais garde la même forme avec de beaux effets dramatiques (grosses caisses roulant comme du bon Vangelis) qui n'atteignent jamais la précision émotionnelle de cette superbe flûte enchanteresse. "Der Adler im Nebel" termine “Säulen der Schöpfung” avec une autre approche ambiante et stationnaire. Une nuée de séquences, assemblées comme de perpétuels riffs, volètent pacifiquement sous les chants d'un synthé aussi déchirant que nostalgique. Comme chacune des structures dans cet album, Nord souffle l'ambiant et les rythme avec de bonnes implosions et explosions où autres séquences et percussions allument une délicieuse discorde qui trouve toujours un moyen de s'harmoniser. Il est à noter que Sztakics István Attila utilise ici des échantillonnages de voix qui parlent en Cherokee.
Malgré une avalanche d'albums disponibles uniquement sur Internet, Nord réussit toujours à maintenir un niveau d'intérêt très acceptable avec une MÉ bien sculptée, bien structurée. “Säulen der Schöpfung” n'est pas différent! Il y a un beau mélange de Berlin School, surtout au niveau des séquences, et de la French School avec des ambiances et des harmonies cosmiques. Le côté furieux du rock progressif reste très présent avec des parfums de Vangelis, dans certains arrangements harmoniques, et de Rick Wright dans la férocité des solos de synthé. Un beau cocktail…vous avouez?
Sylvain Lupari (04/12/2017)

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