mardi 15 mai 2018

DASK: Abiogenesis (24 Bit Edition) 2017

What can I say about the music of Abiogenesis? It's DASK, pure DASK with its load of old Berlin School's sequencing patterns in an evolving ambiospherical décor


1 Lifeless Worlds 3:20
2 Storms on Venus 9:32
3 Kingdom of Dust 9:14
4 Storms on Mars 2:12
5 Blind Orbit 6:48
6 Mass Forming 7:12
7 Abiogenesis 10:12
8 Protocell 7:10
9 Still Water 4:16

DASK Music (DDL 59:56)
(Retro Berlin School)
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   **Chronique en français plus bas**

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Released at the beginning of 2017, “Abiogenesis” would be the very first album of DASK. And already the influences of Tangerine Dream, at the level of the structures of sequences and of the mysterious mists, have blown over this ambitious work of nebulous atmospheres and of Berlin School rhythms which depicts the creation of the life from a non-living matter. Ambitious, because of the complexity of the subject that David Marsh transposes aptly into music. And as a creation goes by a process which develops slowly, the themes of “Abiogenesis” passes from an idea into music with a nice texture of iodized and ochred vapors which inject a sonic adrenalin into good structures of rhythms where the reminiscences of TD bring us up until Redshift.
"Lifeless Worlds" is one of these many titles in this album which corresponds to the meaning of its idea. The music is covered of lines which float with their piercing and scarlet colors in an amorphous universe. The movement is slow and sculpts the themes of these soundscapes which we see in documentaries on the evolutions of planets. It's of these atmospheres, a little less painted by acid colors, that the procession of "Storms on Venus" goes to a phase of sequenced rhythm livened up by a good duel of tones. If a line of sequences is fluid with its roundness of bass, another one emits organic signals which are reflected in a panoramic echo, allowing another line to support a rhythmic melody in an endless horizon. "Kingdom of Dust" proposes an introduction which progresses between its ethereal sound elements and some invading rumblings which give it an approach as sinister as alarming. Mists and dusts of the nothingness stuff these moments whereas quite slowly this sound mass faints at about the 5 minutes to make a small place for a structure of very melodious sequence and among which the approach, always near the global drama, is supported by threatening knocking. And this phase flies away in an electronic ballet where some circles get twin to gallops, structuring these unthinkable and unique to those rhythms of Berlin School. "Storms on Mars" is an ambiospherical passage where hides a short synth melody. As every title is separated in “Abiogenesis”, to speak about a prelude to the heavy "Blind Orbit", which does very Redshift, would be deceitful. But the idea remains as likely as very attractive. A splendid title with a very creative use of the sequencer, "Blind Orbit" has all the tools to be the core of this album.
The elements of atmospheres which structure the opening of "Mass Forming" are in the tones. There is a real sound mass where sparkle ideas which stand out as the title progresses. Sometimes musical and sometimes very acid, this mass amasses as much life than irrecoverable materials before turning into rhythm without life but not without noises. The finale does very intense and would fit very well with a scene of a movie horror on the edge of its outcome. The title-track is the most ethereal of this album. And when I say ethereal, I speak about the atmosphere. Because the rhythm is sculpted on a splendid movement of the sequencer modulating these perpetual loops which rise and fall. The approach is fluid and magnetizing, while the sequences splatter of juicy, crunchy and musical tones beneath layers of seraphic voices. That's another very solid track! The same goes for the following one, "Protocell". After an introduction very textural at the ambiospherical level, keyboard riffs throw the excitement with very TD reminiscences, period Hyperborea (finale of Sphinx Lightning). These strange riffs, which remind me these lost chords in Sergio Leone's western movies, bring us towards a rush of big slim gallops running to escape this series of big knockings which amplify even more the charm of a rhythm in imbalance. Some ghostly synth lines of hunt down these gallop while the movement of the sequencer and of the raucous loosens other jumping balls and knockings which skip and resound to the refusal of a continual chassé-croisé of percussive elements. "Still Water" concludes this other very nice album of DASK with images put into music the activities of the Sea of Tranquility.
David Marsh possesses this gift of putting well into music his concepts, his stories with a fascinating precision. The atmospheres of “Abiogenesis”, and their transitions, their evolutions towards rhythms very Berlin School justify the means to connect better his music to the expectations of his public while respecting the meanings behind each title. I find that it gives some more of depth to the music of DASK. And depth here... is loading the album from A to Z.

Sylvain Lupari (May 14th, 2018) *****
synth&sequences.com
You will find this album on DASK Bandcamp

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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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Paru en début 2017, “Abiogenesis” serait le tout premier album de DASK. Et déjà les influences de Tangerine Dream, au niveau des structures des séquences et des brumes mystérieuses, soufflaient sur cette ambitieuse œuvre d'atmosphères nébuleuses et de rythmes à la Berlin School qui dépeint la création de la vie à partir d'une matière non vivante. Ambitieux, à cause de la complexité du sujet que David Marsh transpose en musique avec justesse. Et comme une création passe par un processus qui se développe lentement, les thèmes de “Abiogenesis” passent de l'idée à la musique avec une belle texture de vapeurs iodées et ocrées qui injectent une adrénaline sonique à de bonnes structures de rythmes où les réminiscences de TD nous amène jusqu'à du Redshift.
"Lifeless Worlds" est l'un de ces nombreux titres dans cet album qui correspond avec le sens de son idée. La musique est bardée de lignes qui flottent avec leurs couleurs criardes et écarlates dans un univers amorphe. Le mouvement est lent et sculpte les thèmes de ces panoramas soniques que l'on voit dans des documentaires sur les évolutions des planètes. C'est de ces ambiances, un peu moins peintes de couleurs acides que la procession de "Storms on Venus" se dirige vers une phase de rythme séquencé animée par un bon duel de tonalités. Si une ligne de séquences est fluide avec ses rondeurs de basse, une autre émet des signaux organiques qui se reflètent dans un écho panoramique, permettant à une autre ligne d'étayer une mélodie rythmique dans un horizon sans fin. "Kingdom of Dust" propose une introduction qui progresse entre ses éléments soniques éthérés et des grondements envahissants qui lui donne une approche aussi sinistre qu'alarmante. Les brumes et les poussières du néant farcissent ces moments alors que tout doucement cette masse sonore s'évanouit vers les 5 minutes afin de faire une petite place à une structure de séquence très mélodieuse et dont l'approche, toujours près du drame planétaire, est soutenu par des cognements intimidants. Et cette phase s’envole dans un ballet électronique où les cercles se mêlent à des galops, structurant ces rythmes impensables et uniques à la Berlin School. "Storms on Mars" est un passage ambiosphérique où se cache une brève mélodie synthétisée. Comme chaque titre est séparé dans “Abiogenesis”, parler d'un prélude au lourd "Blind Orbit", qui fait très Redshift, serait mensonger. Mais l'idée reste aussi probable que très séduisante. Un splendide titre avec une utilisation très créative du séquencer, "Blind Orbit" a tous les outils pour être le cœur de cet album.
Les éléments d'ambiances qui structurent l'ouverture de "Mass Forming" sont dans les tons. Il y a une véritable masse sonore où pétillent des idées qui sortent du lot au fur et à mesure que le titre progresse. Tantôt musicale et tantôt très acide, cette masse amasse autant de vie que de matières irrécupérables avant de se diriger vers un rythme sans vie mais pas sans bruits. La finale fait très intense et irait très bien avec une scène d'horreur sur le bord de son dénouement. La pièce-titre est la plus éthérée de cet album. Et lorsque je dis éthérée, je parle de l'ambiance. Car le rythme est sculpté sur un splendide mouvement du séquenceur qui module ces sempiternelles boucles qui montent et descendent. L'approche est fluide et magnétisante, alors que les séquences miroitent de tonalités juteuses, croustillantes et musicales sous de nappes de voix séraphiques. Un autre titre solide! Idem pour le suivant, "Protocell". Après une introduction très texturale au niveau ambiosphérique, des riffs de clavier jettent l'émoi avec des réminiscences très TD, période Hyperborea (finale de Sphinx Lightning). Ces étranges riffs, qui me rappellent ces notes de western égarées dans les films de Sergio Leone, nous amènent vers une ruée de grands galops élancés courant pour échapper à cette série de cognements qui amplifient encore plus le charme d'un rythme en déséquilibre. De fantomatiques lignes de synthé chassent ces galops alors que le mouvement du séquenceur et du tapageur délie d'autres ions et cognements qui sautillent et résonnent à la dérobade dans un chassé-croisé d'éléments percussifs. "Still Water" conclut cet autre bel album de DASK avec les image en musique des activités de la Mer de la Tranquillité.
David Marsh possède ce don de bien représenter en musique ses concepts, ses histoires avec une fascinante justesse. Les atmosphères de “Abiogenesis” et leurs transitions, leurs évolutions vers des rythmes très Berlin School justifient les moyens afin de mieux connecter sa musique avec les attentes de ses auditeurs tout en respectant les significations derrière chaque titre. Je trouve que ça donne encore plus de profondeur à la musique de DASK. Et de la profondeur, il y en a plein dans cet album.

Sylvain Lupari (14/05/18)

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