mercredi 9 mai 2018

ROMERIUM & MARTIN NEUHOLD: Beyond the Horizon (2018)

“Built upon the basis of improvisation and distance, Beyond the Horizon has what it needs to please the fans of a meditative ambient music with a touch of darkness”

1 Silent Dreaming 7:00
2 View from a Sacred Hill 8:04
3 Memories of Sundays 7:54
4 Rotating Spirals 7:59
5 Beyond the Horizon 7:07
6 Thoughts Before Sunrise 7:30
7 En Trance 4:27
8 Abyss 8:24

Romerium Music (DDL 58:28)
(Ambient & Meditative music)
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   **Chronique en français plus bas**

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The echo of the first chords of "Silent Dreaming" are reflected on delicate waves which throw themselves on the sand. An electric piano and a violin! These two instruments at the diapasons of their tones sculpt here a melancholic ambient ode where the electronic and the acoustic are able of moving well a sensitive soul's string. The keyboard keys are ringing with a harmony blurred by the multiplication of the echo, bringing this first title of the Romerium/Martin Neuhold association towards a meditative dew weaved in the linear movement of a mass of scarlet lines. Meditative and ambient, “Beyond the Horizon” was thought and built at distance while Martin Neuhold meditated on musical improvisations that ReneRomeriumMontfoort dressed in even more meditative synth layers of a color sky blue, giving to the compositions of Martin Neuhold a more aerial touch. Set apart "Spiral Rotating" and maybe "En Trance", there is no excitement in this album and everything is quiet in the universe of this duet which aimed at a real album of meditative music. To this level, they reached their goal with success even if we are far enough from the beautiful Nebula Sequences of Romerium released in 2016. A harp guides the contemplative corridors of "View from a Sacred Hill", a nice title I have to admit where the tremor of the keyboard forges a fascinating complicity with these strings which resound with tenderness. An effect of cello and its angelic salvoes adds to the adorable sweetness of this jewel which is made to bring us near a restful nap. "Memories of Sundays" follows with the same approach, maybe slightly more ethereal, where a delicate keyboard lays downs its melancholy in the placidity of the multi-lines of a synth of which the plaintive tone erodes its color. We loosen our knees with the beat all in loops of "Rotating Spirals". It's the guitar which throws these loops, structuring an ambient minimalist approach from where escape some chords and their nuances in this hypnotic movement. Veils of synth in colors always so near blue steel cover these loops which meet the percussions around the 3rd minute. "Rotating Spirals" becomes then a good electronic rock available for a series of solos of which the tones vary between those of an electric six-strings and of a synth. After this rhythm easy to catch and to like, the title-track proposes an opening filled with communicative noises that we associate with an extraterrestrial contact. The tone is so given to a cosmic and meditative ambient music with fragile arpeggios which hesitate to lay a harmonious structure. That sounds quite like Neuronium! "Thoughts Before Sunrise" leans a little on the same principle with communicative beeps. In the end, that remains another very meditative title with riffs and chords of keyboard and\or guitar which float in layers of mist and of orchestrations to the sibylline ambient songs. Chords which fall in a tonal pond are spreading reflective waves and the percussions, kind of Tabla, structure the delicate rhythm of "En Trance". The rhythm takes place between the ears with other percussions which add weight and drum a parallel rhythm which always remains passive. The effect does a little bit Chill Out or still tribal ambient. "Abyss" reflects the colors of its title with a hollow ambient music. Black and tenebrous breezes are weaving an impenetrable panorama where knockings and diverse effects of voices stream in the mooing of a wall of lamentations and of effects which attracts us continuously towards the bottom. This title of dark ambiences adds to the versatility of the orientations of “Beyond the Horizon”, a nice album without more to which one listens rather well and which risks to please the fans of the meditative ambient kind with a touch of dark.
Sylvain Lupari (May 8th, 2018) *****
synth&sequences.com
You will find this album at Romerium Bandcamp


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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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L'écho des premiers accords de "Silent Dreaming" se reflètent sur de délicates vagues qui se jettent sur le sable. Un piano électrique et un violon! Ces deux instruments aux diapasons de leurs tonalités sculptent une ode ambiante mélancolique où l'électronique et l'acoustique sont capables de bien émouvoir une corde sensible. Les accords de clavier tintent avec une harmonie brouillée par la multiplication de l'écho, amenant ce premier titre de l'association Romerium/Martin Neuhold vers une rosée méditative sculptée dans le mouvement linéaire d'une masse de lignes écarlates. Méditatif et ambiant, “Beyond the Horizon” a été pensé et construit à distance alors que Martin Neuhold méditait sur des improvisations musicales que ReneRomeriumMontfoort habillait de nappes de synthé encore plus méditatives d'une couleur bleu ciel, donnant aux compositions de Martin Neuhold une touche plus aérienne. Mis à part "Rotating Spirals" et peut-être "En Trance", il n'y a pas d'excitation et tout est calme dans l'univers de ce duo qui visait un vrai album de musique méditative. À ce niveau, tout est réussi même si nous sommes assez loin du beau Nebula Sequences de Romerium paru en 2016.
Une harpe guide les couloirs méditatifs de "View from a Sacred Hill", un beau titre je dois bien avouer où le trémolo du clavier forge une fascinante complicité avec ces cordes qui résonnent de tendresse. Un effet de violoncelle et de ses salves angéliques ajoute à la douceur adorative de ce bijou qui est fait pour nous amener aux portes d'une sieste reposante. "Memories of Sundays" suit avec une même approche, légèrement plus éthérée, où un délicat clavier couche sa mélancolie dans la placidité des multi lignes de synthé dont le ton plaintif érode sa couleur. On se délie les genoux avec le rythme tout en boucles de "Rotating Spirals". C'est une guitare qui lance ces boucles, structurant une approche minimaliste ambiante d'où s'échappent des accords et leurs nuances dans ce mouvement hypnotique. Des voiles de synthé aux couleurs toujours aussi près du bleu acier recouvrent ces boucles qui rencontrent des percussions autour de la 3ième minute. "Rotating Spirals" devient alors un bon rock électronique disponible pour une série de solos dont les tonalités varient entre ceux d'une six-cordes électrique et d'un synthé.
Après ce rythme facilement entraînant, la pièce-titre propose une ouverture bourrée de bruits communicatifs que l'on associe à un contact extra-terrestre. Le ton est ainsi donné à une musique d'ambiances cosmique et méditative avec des accords fragiles qui hésitent à coucher une structure harmonique. Ça fait très Neuronium! "Thoughts Before Sunrise" s'appuie un peu sur le même principe avec des bips communicatifs. Au final, ça reste un autre titre très méditatif avec des riffs et accords de clavier et/ou de guitare qui flottent dans des nappes de brume et d'orchestrations aux chants ambiants sibyllins. Des accords qui tombent dans un bassin tonal pour diffuser des ondes réfléchissantes et des percussions d'un genre Tabla structurent le délicat rythme de "En Trance". Le rythme se passe entre les oreilles avec d’autres percussions qui ajoutent du poids et tambourinent un rythme parallèle qui reste toujours passif. L'effet fait un peu Lounge ambiant ou encore tribal ambiant. "Abyss" reflète les couleurs de son titre avec une musique d'ambiances caverneuses. Des brises sombres et ténébreuses tissent un panorama impénétrable où cognements et divers effets de voix affluent dans le mugissement d'un mur de lamentations et d'effets qui nous attire continuellement vers le fond. Ce titre d'ambiances noires ajoute à la versatilité des orientations de “Beyond the Horizon”, un album sympathique sans plus qui s'écoute plutôt bien et qui risque de plaire aux amateurs du genre ambiant méditatif avec une touche de noirceur.

Sylvain Lupari (08/05/18)

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